
L’observation des différentes blessures à la tête occasionnées par les projectiles de toutes sortes avait permis aux chirurgiens, August Bier, de réaliser une protection optimale. Ainsi, le casque allemand apparaît, par sa solidité, comme extraordinaire pour l’époque. En effet, jamais auparavant un casque n’avait offert une telle protection aux combattants.
Cependant, aucun casque de l’époque ne pouvait résister à un projectile d’infanterie reçu de face à la distance usuelle de combat; en réponse à ce problème, les responsables allemands créèrent à 50 000 exemplaires, la fameuse plaque de blindage frontale dite « Stirnpanzer ».

Cette plaque d’acier de couleur Feldgrau assez pale, d’épaisseur de 4mm, apparaît comme très lourde puisque en moyenne, cette dernière pèse 2kg. En effet, son poids connaît des variations du fait du moulage qui diffère selon chaque exemplaire. Cette pièce contrairement au casque allemand, n’est pas réalisée par une série d’opérations d’emboutissage et n’a pas réellement de finition En effet, de nombreuses traces de moulages, bavures voir même de meulages sont visibles sur certains exemplaires. La Stirnpanzer est de taille unique et s’adapte sur tous les casques fabriqués de 1916 à 1918. La plaque se fixe sur le devant du casque à l’aide de ses deux découpes en forme de crochet, qui s’engage sur les boulons. Celle-ci est maintenue par une courroie de cuir ou de toile très solide qui entoure le casque, l’empêchant ainsi de basculer vers l’avant et de sortir de ses logements.
Le fabricant ainsi que les dépôts de réception de l’armée, ont apposé leurs marquages sur la plupart des objets formant l’équipement du fantassin allemand. Ainsi les Stirnpanzers n’échappent pas à cette règle avant d‘être mises en caisse par 5. Les marquages les plus couramment rencontrés sur cette plaque de blindage sont des numéros de série et du sigle du fabricant, une sorte de cloche que l’on rencontre aussi sur des pelles d’infanterie de la même époque. Un autre marquage que l’on rencontre moins est celui du régiment qui doit réceptionner les pièces.

Cette protection, destinée aux guetteurs de tranchées, est des plus désagréables pour celui qui la porte. Cependant, elle reste tout de même efficace puisqu’à une distance de tirs usuels, c’est à dire de 200 mètres, une balle n’a aucun n’effet à part la projection de la victime au fond de sa tranchée. Cependant elle sera vite abandonnée par les troupes puisque dès 1917 la guerre de position se transforme en guerre de mouvement.
Pour finir comme nous l’avons dit plus haut, la Stirnpanzer a été crée à 50 000 exemplaires et les copies se font donc nombreuses sur ce genre d’article. Les détails qui diffèrent d’une reproduction d’une originale sont minimes mais restent tout de même observables. En effet, une résonnance ne délivrant pas un son de cloche, une épaisseur moindre, des crochets droits au lieu d’être en baïonnette sont les signes distinctifs d’une copie que l’on rencontre actuellement sur le marché.
Par Ailleurs, l’Autriche alors alliée de l’Allemagne inventa elle aussi son propre modèle de Stirnpanzer. Le rôle reste le même, seule la forme diffère.


Le premier casque d’acier allemand apparaît comme extraordinaire par sa solidité et la protection qu’il offre. En effet, ce dernier avait même été dessiné grâce à la collaboration d’un chirurgien August Bier. Cependant ce dernier ne protégeait que le haut du visage du soldat et ainsi, toute la partie basse restait à découvert. Les blessures recensées à ce niveau apparaissaient donc très importantes ( nous pouvons citer l’exemple culte des « gueules cassées » dont le nombre s’élève à plus de 15 000 individus.) et pour certaines, entraînaient la mort du soldat en question dans les jours qui suivirent.

Ainsi l’Etat Major allemand décida de mettre au point une protection qui protègerait à la fois le devant mais aussi les cotés du visage du tireur qui en serait équipé. Cette plaque de blindage faciale fut dénommée par les soldats français la « Plaque Eléphant ». Celle-ci équipa principalement les tireurs d’élite allemands qui ne bougeaient que très rarement puisque vu son poids très élevé, il était hors de question de relever la tête d’un coup sec!
Elle se compose de deux petites ouvertures destinées à permettre au soldat d’entrevoir l’horizon et est fixée à la tête de ce dernier grâce à des sangles en cuir brun très épaisses. Sa forme très bien étudiée permet aussi aux soldats de pouvoir épauler leur fusil et de tirer sans même être gênés, qu'ils soient debouts ou couchés

De plus, la plupart d’entre elles diffère très légèrement dans leur forme, leur poids mais aussi leur taille. Ainsi certaines auront leurs bords plus arrondis que d’autres par exemple... La photo qui suit représente donc 4 modèles de Plaque Elephant toutes différentes les unes des autres de part des détails plus ou moins visibles à l‘œil nu.

Pour finir, la plaque « Éléphant » reste une des protections individuelles du fantassin des plus rares puisque cette dernière à été fabriquées à 1500 exemplaires seulement ( chiffre à vérifier ). Il ne serait donc pas rare de voir débarquer sur le marché d’innombrables copies plus ou moins élaborées comme celle que l'on a pu voir pour les Stirnpanzer.
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