Les Grenades.




Dépôt à munitions renfermant toute sorte de matériel comme des grenades à manche,
des Kugelhandgranaten mais également des grenades à fusil mdl13 équipées
de bouchon de transport ainsi que des dispositifs pour tir décalé.




LES GRENADES DU PREMIER CONFLIT MONDIAL



1: Grenade offensive française type feuillette modèle 1915 chargée par 70 grammes de cheddite. Sa portée varie suivant l’angle de tir de 80 à 100 mètre. Cette dernière est livrées par caisse de 50 démontées en 3 parties.

2: Grenade à fusil allemande modèle 1913 chargée de 80g d’explosif au nitrate d’amonium. Cette grenade est peinte en verte et présente un poids total de 900g tandis que sa baguette de lancement mesure 50 cm de long. Cependant, cette grenade trop profilé avec sa fusée pointue avait tendance à s’enfoncer dans le sol avant d’éclater ce qui limitait les dégâts. Une rondelle de 8cm de diamètre, située entre le corps et la fusée, avait pour but de réduire la portée de la grenade lors de son tir.

3: Grenade à fusil allemande modèle 1914 chargées de 70g de tolite et pesant au total 900g. Cette grenade plus massive, ne présente plus l’inconvenant du modèle précédent et est également peinte en verte.

4: Grenade à fusil modèle 1914 équipée d’un disque réducteur de portée qui peut se placer dans un sens ou dans l’autre suivant la distance à atteindre.

5: Grenade Kugelhangranat modèle 1913 modifié afin de pouvoir être lancé par un fusil.

6 : Grenade britannique N°2 Mk I aménagée pour le tir au fusil.

7-8: Grenades à fusil britanniques N°35 Mk I (Mai 1918) avec tiges longue et courte.

9: Grenade à fusil britannique N°24 Mk I (Juin 1917).

10: Grenade à fusil britannique N°22 (Juin 1917).

11: Grenade à fusil britannique N° 20 Mk I (Juin 1917).

12: Grenade britannique à main et à fusil N°23 Mk I (Juillet 1917).




13: Grenade à manche percutante muni d’une kugelhandgranat modèle 1913 chargée en poudre noir.

14: Grenade à manche percutante muni d’une kugelhandgranat modèle 1915 chargée en poudre noir.

15: Grenade à manche percutante à cuillère modèle 1915.

16: A Saint-Mihiel, des Allemands clouèrent un morceau de bois sur des corps de projectiles courts de 90mm pour en faire des grenades à manche dont il fallait allumer la mèche.

17-18: Grenade pétard raquette modèle 1915 fabriquée dans les lignes à l’aide de cartouche explosif réglementaire de 206g reconnaissable au canal d‘amorçage placé au centre de l‘enveloppe de zinc. Il existe une infinité de variante généralement réalisée à partir de boites de conserves remplies de poudre noir dans la plupart des cas mais aussi de balles, de clou voir de ferrailles diverses. Cependant, des pétard raquette plus sophistiqué seront réalisé à l’arrière des lignes. Ce modèle caractérisé par son allumeur à percussion et la fermeture à charnière d’une face de la boite existe de différentes tailles et contiennent près de 1kg d’explosif.

19: Grenade de circonstance allemande 2ème modèle. Celle-ci s'allume avec une simple mèche et possède à la base un anneau permettant de placer éventuellement une corde pour l'utiliser suivant le principe de la fronde afin de l'envoyer le plus loin possible.

20-21: Grenade de circonstance allemande 1er modèle. L'explosif qui est le même que celui des Kugelhandgranates était contenu dans des objets de récupération comme des tuyaux, des boites et j'en passe. Les deux grenades présentées sont des modèle qui sont réalisés dans un bois très dur, filetés et vissés directement dans la tête explosive. La plupart de ces grenades artisanales ont été utilisé vers la fin de l'année 1914 et début 1915 mais aussi durant le début de la bataille de Verdun car la production de modèle réglementaire qui s'élevait à 6 millions d'unité par mois n'était pas suffisant.

22: Grenade Pétards de destruction pour barbelés. Outre certains modèles de pétards raquettes que nous avons vu précédemment, il existe, pour la destruction de barbelés, un pétard explosif de plus forte capacité spécialement inventé pour l’occasion. Cette grenade est constituée d’un cylindre de tôle roulée et rivetée qui contient une charge de 400g de cheddite, fermé à chaque extrémité par un tampon de bois. Le tampon inférieur porte un manche dans lequel est logé le système d’allumage pour la plupart du temps constitué d’un allumeur à traction modèle 13 ou par une étoupille relié à la mèche assurant ainsi un retard de 5 secondes. En 1916, un modèle identique à celui-ci, mais d’une plus grande contenance sera inventé. En effet, il sera confectionné de 800g de cheddite.

23: Grenade Pétards raquette constituée de cartouches explosives qui sont placées de chaque coté de la planchette en bois et maintenues à l’aide de tiges d’aciers placées cote à cote ainsi que d’un solenoide en fil d’acier très serrer. Ce type d’engin sert à la fois à lutter contre le personnel et à détruire les réseaux de barbelés. Il existent cependant 3 autres types de pétards raquette, biens distincts, avec chacun une fonction qui lui est propre.

24-25: Pétards de la troisième armée. Ces grenade de type plus ou moins artisanales sont équipées d’un tube explosif de 12,5cm de long et de 3cm de diamètre intérieur. Sur les fabrications précoces, le système d’allumage est constitué par une simple mèche de 5 secondes de retard. Par la suite, pour simplifier le mécanisme, on ajouta un petit bloc de bois contenant deux amorces pour fusil de chasse à piston, en face de la mèche, reliées entres elles par une petite pièces mécaniques faisant office d’enclume comme les modèles présentés en photo.




26-27: Grenade à manche type 1915 pesant 820g. Celle-ci peuvent être constituée de diverses boites explosives qui varie selon le fabricant. Ainsi ces boites de environ 7cm de diamètre, ont une longueur qui peut varier de 11 à 12,5cm. Celle-ci se fixent sur un manche de 24 à 26 cm de long dont l’extrémité est en forme de boule d’où sort le cordeau tire-feu.

28-29-30: Au cour de l’année 1916, la grenade à manche évolua. En effet, afin d’obtenir une meilleure étanchéité du système d’allumage, un nouveau manche de type Wilhelm est mis en place tandis que la boite explosives reste la même que le modèle 15. Celui-ci possède à son extrémité, un bouchon métallique à vis en forme d’étoile à huit pointes facilitant le dévissage.

31: Grenade à manche modèle 1917. Celle-ci contrairement aux précédentes est un modèle réellement réglementaire puisque les formes, les dimensions, ne varient plus. En effet, la boite mesure 11cm de long, 6cm de diamètre et ne possède plus de couvercle. Son manche quant à lui est de type Wilhelm et mesure 25cm précisément.

32: Ce corps de fonte est celui d’une grenade du Schnellwerfer autrichien, qui tirait par salves de six des cartouches sur chargeur.

33: Pour faciliter l’usage des Kugelhangranat sur le terrain, l’Etat Major allemand décide de mettre en place des paniers de transports munis d’un crochet de ceinture, d’une chaînette tire-feu et dont les parties métalliques sont peintes en vertes.

34-35: Kugelhandgranat modèle 1913. Cette grenade peut produire entre 70 et 80 éclats lors de son explosion grâce à sa charge qui est constituée par un mélange de 70% de poudre noire renforcée par du nitrate de baryte et du perchlorate de potasse.

36: Les besoins de grenade sur le front se faisant de plus en plus présent, l’Etat major mis en place une Kugelhandgranat dont le quadrillage est plus simplifié.

37: Kugelhandgrante modèle 1915. Cette dernière est peintes en noir tout comme son ancêtre et pèsent 1kilo dont 45g d’explosifs.

38: Diskushandgranate défensive modèle 1915 appelée aussi grenade tortue. Cette engin peint en noir est constitué de deux coquilles de fonte pré-fragmentées intérieurement qui viennent recouvrir un ensemble complexe de mise à feu. Son poids est de 360g dont 20g de Tolite.

39: Il s’agit de la version offensive du modèle précédent qui se différencie par son chargement ainsi que par sa matière. En effet, cette grenade pèse 415g dont 130g d’explosif chloraté et est constituée de 2 coquilles en tôle.

40: Eierhandgranat modèle 1917 appelé aussi grenade œuf. Cette grenade lisse, en fonte, peinte en noir, est chargée d’un mélange de poudre noire, de nitrate de baryte et d’aluminium.

41-42-43: Au cour de l’année 1917, la grenade œuf est améliorée. En effet, une ceinture en relief est ajoutée au milieu de la grenade afin de permettre une meilleure prise en main. De plus, cette nouvelle version est équipé d’un allumeur qui peut être soit fusant comme dans la plus part des cas, soit à percussion.

44-45: Grenade allemande à tromblon modèle 1917. Quadrillé intérieurement, cette dernière pèse 440g dont 36g de Tolite et peut être tirée jusqu’à 180 mètres.




46: Grenade P2 modèle 1915 constituée par un corps cylindrique, à double envol chargée de shrapnells noyés dans la résine, prolongé par un manche de lacement en bois enveloppé par une jupe de tissus. Cette grenade est livrée chargées prête à l’emploi par caisses de 50 dans des cylindres de carton. Son poids total est égal à 500g dont 75g de cheddite.

47: Grenade modèle 1847 en fonte chargée de poudre noire (110g) tassée au maillet et que l’on allume à l’aide d’un brin d’étoupille et qui assure un retard compris entre 4 et 5 secondes. Cet engin de 1kg 200 peut être équipé de divers allumeurs tel le modèle 1882 qui reste le plus courant de nos jours.

48: Grenade modèle 1914 en fonte qui a strictement les même dimensions que son ancêtre mais qui est cette fois-ci quadrillée intérieurement. La charge de poudre reste identique au modèle 1777.

49: Grenade modèle 1914 avec modification pour pouvoir être utiliser et tirer avec un fusil.

50: Grenade incendiaire et fumigène AB modèle 1916 constitué par deux emboutis hémisphérique en fer blanc serties puis soudés à l’étain. L’engin mesure 8,5 centimètres de diamètre et pèse 715grammes. Il est livré et amorcé par caisse de 50. Sa charge quant à elle est de 500g de phosphore.

51: Godet de fonte de 1915 renfermant 100 g de Cheddite initiée qui ‘actionnent par l’allumage d’une mèche lente.

52: Grenade suffocante modèle 1914 d’un poids total de 400g dont 200g de liquide lacrymogène. Elle est livrée chargée et amorcée par caisse de 25.

53: Grenade Bertrand modèle 1915. Cette dernière mesure 6cm de diamètre et est constitué par 6 écailles de fonte emboîtées autour d’une ampoule de verre, contenant un liquide lacrymogène qui pourrait bien être du chloracétone. Son poids total est de 200g dont 25g de liquide. Cependant en 1916 apparu le deuxième modèle de la grenade Bertrand qui se différencie du précédent uniquement par son poids puisque ce dernier pèse le double environ.

54: Grenade suffocante modèle 1916. La charge et le corps restent identiques par rapport au modèle précédent, seule une bague en laiton permettant d’adapter les divers bouchons allumeurs a été ajoutée.

55: Grenade F1 modèle 1915 dont le poids total est de 630g dont 60 grammes de cheddite. Cet exemplaire est équipé d’un allumeur à percussion modèle 1915.

56: Grenade F1 modèle 15 équipait d’un allumeur à percussion modèle 1916.

57-59: Grenade OF1 modèle 1915 appelée également pétard d’assaut. Cet grenade pèse 250g dont 150g de cheddite en 1915, puis de 120g de Schneirite et 105g de NTMX; et est livrée aux armées, non amorcées, par caisses de 200. Le modèle d’exercice est peint en rouge ainsi que lesté avec du sable et du gravier.

58: Grenade F1 modèle 15 équipait d’un allumeur automatique Billant modèle 1916.

60: Grenade Citron Foug modèle 1916 composé de 90g de cheddite pour un poids total de 550g. Cet engin peint comme la plupart des grenades françaises en bleu gris ou laisser telle quelle, est fourni aux poilus chargée et amorcée par caisse de 20. En plus d’être utilisé comme grenade à main, elle fut tiré à l’aide du fusil Guidetti de 65 mm.

61: Grenade Citron Foug munie de son capot de protection 2ème modèle c’est à dire arrondi en sachant que le premier modèle est pointu et date de 1916 et que le troisième et dernier modèle est plat et est apparu à partir de 1918.

62: Grenade mixte défensive modèle 1917. Deux autres modèles semblables à ce dernier existent: la grenade 1916 type B ainsi que la grenade 1917 MB. Ces 3 grenades fonctionnent grâce à sa charge composé de 75g de cheddite ainsi qu’ à l’utilisation de l’allumeur Billant modèle 1916 Chacune d’elle a été conçue spécialement pour être soit utiliser à la main, soit tirer à l’aide d’un fusil. Ainsi, si un grenadier à fusil est surpris par une charge de l’adversaire qui n’est plus qu’à une dizaine de mètre de lui, le soldat peut toujours se dégager et utiliser les grenades qu’il venaient d’enclencher dans son fusil, en les lançant à la main ce qui lui était infaisable avec les grenades VB par exemple.

63-64-65-66: « Grenade » empennée pour obusier Brandt et/ou Dormoy Château 1916.

67: Grenade à main américaine Mk I (1918), qui sera l’ancêtre de la Mk 2 du second conflit mondiale.

68, 69: Grenades britanniques Mills, lancées à la main ou au fusil (plateau pour tromblon ou tige).

70: Grenade lacrymogène britannique N° 29, lancée à la main ou avec une catapulte à ressorts.

71: Grenade à main britannique N°2.

72: Grenade britannique Battye (1917).

73: Grenade DR modèle 1916. Cette dernière est constituée d’un corps composé de tôle embouti, fragmenté extérieurement et qui est fermé par un tampon en bois qui porte la fusée. Un deuxième embouti de tôle, plus mince lui, réuni au corps par une bague de fer blanc porte alors les quatre ailettes qui constituent l’empennage destiné à stabiliser le projectile sur sa trajectoire. Cet engin a un poids total de 550g et est livré au troupes amorcé par caisse de 24 contenant également 26 cartouches propulsives ainsi qu’un paquet de 27 percuteurs mobiles. Enfin, cette volumineuse grenade à fusil s’utilise à l’aide d’un manchon qu’elle vient coiffer ou bien dans la bombarde type Garnier qui permet un tir par 8.

74: Grenade Guiddetti adaptable sur le calibre 77mm.

75: Grenade Citron Foug ( 61-62 ) pour fusil Guidetti qui n’est en fait qu’un fusil Gras modifié puisque raccourci et muni d’un tromblon et d’un frein de recul. Pour être tiré dans ce calibre 65mm, la grenade est logée dans un sabot de bois garni d’une semelle d’acier. De plus, le départ du coup suffit à enflammer l’amorce sans qu’il soit besoin doter le capot de protection.

76: Grenade Guidetty second modèle constituée d’un corps en fonte sphérique et munie d’une fusée de bois.

77-78-79: Projectile pour mortier wurfgranaten ou granatanwefer. Ces grenades appelées tourterelles, pigeons ou encore Taube sont des engins explosifs grandement utilisés durant la grande guerre.

80-81: Même projectile que les précédents sauf que cette fois-ci ces derniers ne sont pas quadrillé extérieurement. En effet ces projectiles ont pour but de rebondir puis d’éclater au dessus de l’adversaire.

82: Taube éclairant. Cette grenade qui à la même fonction que le projectile de pistolet lance fusée mais en plus puissant, était tirée par un lanceur appelé « lanceur chandelier ». Il existe en version rouge, vert et jaune. De plus, un autre type projectile éclairant fut crée par l’Etat major allemand. Ainsi, de forme plus longue, il était constitué de magnésium qui avait pour but lors de son éclatement d’éclairer le champ de bataille en blanc.

83: Taube fumigène.

84: Taube porte message.

85: Grenade Besozzi constitué par deux calottes de fonte vissées contenant une charge de 60g d ‘explosif P. Son système d’allumage est par contre rudimentaire puisque seul une simple mèche permet sa mise à feu. Son poids total est de 630g et le retard de la mèche est d’environ 3 secondes. Elle est livrée, dès 1915, aux troupes chargée et amorcée par caisse de 50 avec 20 frottoirs.

86: Grenade Besozzi de fabrication italienne.

87-88: Grenade P1 modèle 1915. Cette grenade française de par sa forme sera appelé pour la plupart du temps grenade poire. Son corps en fonte, quadrillé intérieurement, contient une charge de 30g d’explosif P ainsi qu’un tube central dans lequel se trouve logé une tige de plomb qui porte le percuteur. A ce corps, peint tout d’abord en noir puis au fil du conflit en bleue gris, se retrouve rattaché une cuillère en fer ou en aluminium. Cette grenade dont le poids total est de 550g est livrée aux troupes, chargées et amorcées, protégée par un cornet de carton plissé, par caisse de 50.

89: Grenade Vivien Bessiére qui fus mise en service en 1916. Elle est constitué d’un corps en fonte, quadrillé intérieurement, traversé par 2 tubes de laiton. Ainsi le tube central est destiné au passage de la balle et le tube latéral sert de logement au détonateur et à la fusée comportant un retard de 8 secondes. L’amorce de la fusée quant à elle est placé latéralement en face d’une petite palette percutante faisant saillie au dessus du canal central, de sorte qu’au départ du coup, la balle enflamme l’amorce tandis que le gaz de la cartouche en se détendant, projette la grenade. Cette dernière pèse 475g dont 60 de cheddite et a une portée maximum de 180 mètres. Pour finir, les VB sont livrées et chargées, c’est à dire prête à l’emploi, par caisses de 100.




LES GRENADES DU SECOND CONFLIT MONDIALE ET D'APRES GUERRE



1: Grenade F1 à main françaises utilisée durant la Grande Guerre. Celle-ci est muni d’un allumeur fusant modèle 1935.

2: Grenade offensive française équipé d’un allumeur modèle 1935 fusant.

3-5: Grenades défensive française modèle 37/46. Son corps en fonte renferme 60g de Tolite.

4-6: Grenades Offensive française modèle 1937.

7: Grenade à main polonaise défensive modèle 1931.

8: Grenade à main soviétique défensive modèle F-1. Celle-ci pèse 750g dont 50g de Tolite.

9-10: Grenades à fusil françaises modèle 1915 « V. B. » avec leur coiffe de protection en laiton.

11-12: Grenades défensives britanniques N°36 M, dont l’une avec un plateau afin d‘être utiliser à l‘aide d‘un fusil.

13-14: Grenades britanniques type « Gammon », avec une jupe d’étoffe que l’on garnissait d’explosif.

15: Grenade « Gammon Bakélite ».

16: Grenade « Gammon » au phosphore. Les grenades type « Gammon » ont un système percutant extrêmement sensible et ne doivent être touchées que par un spécialiste.

17: Grenade britannique antichar. Le corps en verre recouvert de tissu collé était rempli d’explosif à la nitroglycérine.

18: Grenade antichar britannique « Hawkins », que le fantassin était censé jeter devant les chenilles du char...

19-22: Grenades défensives américaines type Mk II, l’une remplie de TNT, l’autre de poudre déflagrante pour donner de plus gros éclats.

20: Grenade américaine au phosphore WP M 15.

21: Grenade américaine offensive Mk 3, à corps en carton (mais contenant beaucoup d’explosif).

23: Grenade américaine antipersonnelle à fusil.

24: Grenade Mk2 sur un adaptateur permettant de la lancer au fusil : ne jamais tenter de la sortir des pinces !

25: Grenade américaine antichar à fusil AT M9, très dangereuse lorsque la goupille est enlevée.

26: Grenade américaine fumigène à fusil. Une version presque identique et très sensible est chargée en phosphore.

27: Grenade américaine permettant de signaler un emplacement quelconque. Celle-ci se tire à l’aide d’un fusil.

28: Grenade belge type DBT.

29: Grenade Hongroise modèle 1962 d’exercice.




30-31-32-33: Grenades à manche allemandes. On pouvait entourer le corps d’une chemise en acier, pour donner plus d’éclats.

35-36: Grenades offensives « oeuf » modèle 1939.

34: Cette grenade à manche allemande n’est pas explosive, mais fumigène (avec de sérieux effets incendiaires), de même d’ailleurs que cette grenade à main fumigène au H.C. (37).

38: Grenade italienne. Les Italiens utilisèrent plusieurs types de grenades percutantes, qui explosaient pour un choc même léger. Ces grenades étaient en principe peintes en rouge. Les troupes allemandes en firent également usage.

39: Grenade défensive hollandaise, également utilisée par la Wehrmacht. Le corps était en fonte. Il exista aussi une version offensive, à corps en tôle, avec beaucoup plus d’explosif.

40: Cette grenade oeuf allemande était destinée à l’exercice. La charge de marquage risque toutefois de causer de sérieuses brûlures à un manipulateur imprudent.

41-42-43-44: Diverses grenades à fusil allemandes au calibre de 30 mm. Certaines pouvaient également se lancer à la main, en dévissant le bouchon de culot dont l’allumeur pouvait également être piégé. Ne jamais dévisser ce bouchon à ergots, ni appuyer sur le bouton de Bakélite en ogive.

45-46: Grenades à fusil allemandes antichars à charge creuse, très sensibles lorsqu’elles sont tirées.

47: Grenade signal de 30 mm allemande, pour fusil. Attention : lorsque la grenade éjecte son chargement, il vaut mieux ne pas être devant !

48: Pistolet allemand de combat, au calibre de 27 mm à âme rayée ou à âme lisse. Il tirait des artifices de signalisation (49, 51, 52, 53) et aussi de petites grenades très sensibles (50 par exemple). Attention : ne jamais tenter d’extraire un projectile de ce pistolet : il y a risque d’explosion !





Les photos sont tirées d’un livret réalisé par Monsieur Bellot, chef du déminage de la Sécurité civile de Metz et sont là dans un unique but de prévention.



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